Impacts sur la santé

 

Nozay et Conquereuil. Les cas de perturbations sanitaires sont extrêmement rares au regard du nombre de parcs éoliens existant en France, mais c’est vrai que tout près de chez nous 2 parcs éoliens défraient la chronique et sont accusés d’entraîner des problèmes de santé chez les humains comme chez les animaux. Dans le cas de Conquereuil il convient de parler au passé, puisque les géobiologues ont réussi à régler le problème (Ouest France 10/01/20). En revanche, pour Nozay c’est une toute autre histoire, d’autant plus que l’exploitant (un fonds de pension étranger) et la préfecture refusent d’arrêter le parc. L’impact médiatique est grand et France Inter consacre son émission « Secrets d’Info » du samedi 2 novembre 2019 à ce sujet. On y apprend que le lien avec les éoliennes est indirect et concernerait l’acheminement par les câbles de l’électricité produite, le tout sur fond de non prise en compte de données de géobiologie.

 

Malheureusement, la géobiologie, qui étudie l’influence des ondes sur le vivant, dont les champs électriques et magnétiques, est une science non-reconnue en France. Toutes les installations électriques peuvent avoir des courants de fuite que l'on nomme parfois « courants vagabonds ». Il s'agit de courants électriques parasites qui peuvent dans certains cas être propagés à travers le sol via des éléments conducteurs, tel que les failles et les eaux souterraines. Les études scientifiques réalisées jusqu’à présent ne montrent aucun impact de ces courants électriques parasites sur la santé de l’homme, mais on constate quand-même que certaines personnes les ressentent. Les animaux semblent y être beaucoup plus sensibles, d'autant plus que les installations d'élevage peuvent en favoriser la circulation. En effet, les structures métalliques de l’exploitation (abreuvoirs, mangeoires ou clôtures ) ainsi que l'humidité favorise leur propagation.

 

A Plesséole nous prenons le sujet très au sérieux et nous nous engageons à faire intervenir un géobiologue sur le terrain pour réaliser une étude avant la validation du positionnement des éoliennes, afin d’intégrer ses recommandation dans le choix du scenario définitif d’implantation. Nous nous assurerons ainsi que l’implantation des éoliennes ne perturbera pas le champ électromagnétique local.

 

Certains affirment que les éoliennes perturberaient aussi la santé en émettant des infrasons. Effectivement, tout comme le vent dans les arbres, la mer ou la circulation automobile, les éoliennes émettent bien des infrasons, c’est-à-dire des sons de basse fréquence, inférieure au seuil audible par l’oreille humaine. L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) a publié un rapport en mars 2017 sur les effets de l'exposition aux basses fréquences et aux infrasons des parcs éoliens. Les résultats montrent que les éoliennes émettent bien des infrasons et des basses fréquences, mais aucun dépassement du seuil d'audibilité n'a été constaté lors des mesures. Ainsi, l'ANSES ne recommande pas de modifier la réglementation mais de renforcer l'information des riverains, la surveillance (avec des mesures avant/après et des mesures en continu) et de poursuivre les recherches sur les relations entre santé et exposition aux infrasons et aux basses fréquences.